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L’EntreNet : ces petites (ou grandes) choses que l’on fait ensemble

jeudi 27 avril 2006, par daniel kaplan

« L’EntreNet est peuplé de petites choses plutôt que de grands discours, de quotidien plutôt que de projets, de pratiques qui se constatent plutôt que de se planifier. Seule l’agrégation de ces petits actes collectifs produit, éventuellement, des communautés, des mouvements ou des phénomènes. », souligne Daniel Kaplan dans cet essai, remarquable, de rationalisation des micro-événements, tout sauf rationnels, qui constituent le quotidien d’une part croissante des internautes.

L’EntreNet est-il un concept appelé à s’étioler ou à proliférer ? C’est ce que tenteront de discuter et d’analyser les participants de la prochaine université de printemps de la Fing, UpFing2006. D’ici là, le débat est ouvert, sur le wiki d’UpFing comme à la suite de l’article de Daniel ou sur cette page-ci !


Une immense conversation est née sur l’internet. Elle rassemble des millions de personnes qui ne se connaissent pas et n’ont pas nécessairement conscience de s’y trouver réunies ; elle parle de tout à la fois et même, souvent, de pas grand-chose ; la plupart de ses participants croient qu’ils ne parlent qu’à quelques amis, mais ces amis parlent à d’autres amis, qui eux-mêmes... ; en général elle ne produit rien qui mérite qu’on en parle, ce qui n’est nullement grave, mais d’autres fois, il en sort un électrochoc qui bouleverse les médias, ou la politique, ou une grande entreprise, ou une communauté...

L’internet et les réseaux mobiles sont aujourd’hui les supports de formes d’expression, de coordination et de relation, qui cassent les distinction traditionnelles - et pour partie fondatrices de nos identités collectives - entre privé et public, entre hiérarchie et coopération, entre top-down et bottom-up, entre représentation et participation.

Nous connaissons bien certaines pratiques sociales de l’internet, parce qu’elles correspondent à des catégories dont nous avons l’habitude : la communication interpersonnelle d’un côté, la “communauté” de l’autre. Toutes deux subissent des changements profonds dans leurs modalités, dans leur “écologie” (agencement et équilibre des modes de communication, gestion des relations en fonction du temps et du contexte...) mais enfin, nous restons en terrain connu.

Il n’en va pas de même de ce qu’il se passe entre ces deux pôles, dans l’univers de plus en plus dense des pratiques individuelles mais pas privées, coopératives mais sans intention ni but particulier, publiques sans y penser, communautaires sans communauté bien définie...

De quoi parle-t-on ?


- Du statut incertain des blogs, journaux extimes, médias individuels, à la fois personnels et reliés entre eux par une multitude de liens, commentaires, mots-clés (tags), flux RSS, etc.
- Du partage semi-public de ses photos sur Flickr, de ses vidéos sur Dailymotion, de ses fichiers sur les réseaux P2P, de ses liens sur Furl, de ses signets sur del.icio.us, de ses sources sur Bloglines, de ses contacts sur Linkedin, 6nergies.net ou Netfriends (ou encore via le standard FOAF), de ses centres d’intérêt sur Affinitiz, de son expérience des lieux sur Google Earth, de ses projets sur 43Things, de ses goûts culinaires ou littéraires sur Allconsuming, de ses arbres généalogiques sur Geneanet, de sa connexion haut débit via FON, de ses cycles de processeur inexploités dans une grille de calcul...
- De la constitution expresse et souvent éphémère de communautés amicales (et plus si affinités) sur Meetic, politiques sur MoveOn, professionnelles sur OpenBC, ludiques chez les Sims...
- De l’échange d’avis et d’évaluations sur les acheteurs et les vendeurs d’eBay, les produits d’Amazon (ou de plusieurs vendeurs, comme dans la “Shoposhère” de Yahoo !), les billets et les auteurs de Slashdot...

C’est cet univers de pratiques collectives, celui dans lequel les réseaux sont utilisés pour dire et faire des choses ensemble, que je propose d’appeler l’EntreNet. “Entre” comme “entre nous”, bien sûr, mais aussi comme “intermédiaire” : la communication “un à un” d’un côté, la communauté de l’autre, ne sont que des cas limites aux deux bouts d’un continuum d’usages. L’essentiel est à chercher entre ces deux pôles.

L’EntreNet ne se confond pas avec le “web 2.0 que l’on peut (si l’on ose, tant on y range des choux et des serviettes) décrire à la fois comme une expérience de plus en plus personnelle et outillée du web, comme la mise en ligne et en réseau d’un nombre croissant d’applications jusqu’ici contraintes à résider sur chaque PC (“le web comme système d’exploitation”), et comme une expérience de plus en plus sociale du web. Seule la dernière dimension s’apparente à ce que nous désignons comme l’EntreNet. Mais l’EntreNet ne se limite pas au web : on publie sa présence et sa disponibilité sur MSN, on ouvre pour toute la journée un lien vidéo entre les salons de deux êtres chers ou les cafétérias de deux établissements de l’entreprise, on ouvre sur Skype une téléconférence pour un oui pour un non, on navigue via un logiciel P2P sur le disque dur d’un autre mélomane, on “étiquette” avec son mobile un lieu de la ville, pour que ses futurs visiteurs puissent partager l’expérience que l’on en a...

Ces exemples disent assez que l’EntreNet est peuplé de petites choses plutôt que de grands discours, de quotidien plutôt que de projets, de pratiques qui se constatent plutôt que de se planifier. Seule l’agrégation de ces petits actes collectifs produit, éventuellement, des communautés, des mouvements ou des phénomènes. Certains, tels MoveOn, organisent consciemment cette agrégation dans le but de produire une action collective concentrée ; d’autres aident simplement l’agrégation à se produire sans chercher à lui donner un sens ou un impact particuliers.

Un second axe d’oppositions traditionnelles s’emplit également de pratiques intermédiaires : celui qui sépare, dira-t-on, la voie hiérarchique ou la diffusion (top-down, “1 à n”...) de la participation (bottom-up, “n à 1”...). On présente volontiers les blogs comme une alternative aux médias traditionnels, voire une reprise de la parole par les masses. Il y a de ça chez certains blogueurs qui sont (ou deviennent) d’excellents journalistes ou éditorialistes ; mais pour la plupart d’entre eux, il s’agit de bien d’autres choses : d’échange, d’identité, d’affirmer une présence, de se prouver quelque chose à soi-même et à d’autres, d’amuser la galerie, de stocker des pensées au cas où, de s’exhiber, de se masquer derrière les mots, de classer, de partager, de se faire des amis, ou des ennemis - ou de toute sorte de combinaison de ce qui précède. Il peut aussi s’agir de compléter les médias, de les alerter, de se signaler à eux. Les blogueurs en possession d’images des attentats de Londres ou du cyclone Katrina, ou qui s’affairaient à favoriser les contacts entre les réfugiés de Louisiane, n’ont rien eu de plus pressé que de s’adresser à la presse : on se situe dans l’addition plutôt que l’opposition.

Idem pour la politique. Les blogs d’hommes et de femmes politiques marchent assez bien, sans arriver à la cheville des blogs les plus populaires. Tout se passe au fond comme s’il ne s’agissait pas tant de communiquer avec les puissants, ou de leur arracher un pouvoir qu’ils auraient confisqué, mais plutôt de faire ensemble “en dessous” de leurs radars, dans les espaces qu’ils n’investissent pas, presque comme s’ils n’existaient pas. Ce qui ne va pas, bien sûr, sans naïveté ni sans ambiguïté.

Qu’y a-t-il de nouveau ?

Résumons autrement cet EntreNet, pour simplifier (au risque assumé de la caricature). À l’origine, un carré formé de quatre pôles opposés : communication interpersonnelle (1 à 1), médias / top-down (1 à n), communautés/coopération (n à n), participation / bottom-up (n à 1). Dans l’EntreNet, le carré devient plein, se transforme en surface et même, se plisse, se tord en fonction des plus ou moins grandes concentrations de pratiques dans cet espace nouvellement peuplé. Aux oppositions terme à terme se substituent des nuances (quelques-uns, plusieurs, beaucoup, plus, moins...) ou des descriptifs issus de la théorie des ensembles (intersection, inclusion, disjonction...).

L’existence de ces pratiques “intermédiaires”, difficiles à raconter et à classer, n’est pas vraiment neuve. Le café du commerce, la fausse confidence qu’on espère bien voir répétée, le vêtement porté comme un signe, la messe du dimanche, se situent déjà dans cet espace. Il y a longtemps, en outre, que l’on observe, dans la vie économique et sociale, un brouillage généralisé des frontières : entre espace public et espace privé, entre vie professionnelle et vie personnelle, entre l’intérieur et l’extérieur des organisations (voire des maisons, des familles, des groupes d’amis...). Il y a longtemps que l’on constate la montée en puissance des communautés, situées entre le cercle familial et les institutions, ou encore celle des coordinations ad hoc (infirmières, lycéens...) et temporaires.

Ce qu’il y a de neuf, semble-t-il, c’est que ces pratiques s’outillent, s’agrègent et se raccordent les unes aux autres - non pas sur la base d’une décision stratégique, mais de l’existence de standards et surtout de services qui les facilitent - et passent à une échelle infiniment supérieure. Pour le meilleur et pour le pire : la photo d’une dame coréenne qui refuse de ramasser les crottes de son chien circule dans le monde entier et réinvente le pilori dans le village mondial ; le constat d’un défaut sur un produit circule à la vitesse du son et contraint son producteur à réagir ; le réseau de mon réseau sur Linkedin totalise 405 000 contacts dans le monde entier ; les Skyblogs se font (à leur corps défendant) le support d’une compétition inter-cités de voitures brûlées...

Quelles questions cela pose-t-il ?

La distinction entre espaces et pratiques publics et privés est aujourd’hui essentielle dans notre imaginaire, dans notre droit, dans la manière dont nous organisons et régulons la vie commune. Elle fonde beaucoup de débats politiques, elle s’exprime au plan économique par la spécialisation d’entreprises dont les mariages sont souvent difficiles : médias et télécoms, par exemple. En brouillant ces distinctions bien établies, en peuplant les territoires intermédiaires au point qu’il devient difficile de savoir où sont les limites, nous effaçons quelques-uns de nos repères les plus fondamentaux. Quelles limites fixer à la diffusion (potentiellement mondiale) de nos colères et de nos plaisirs personnels ? Quelles limites à notre voyeurisme, à notre désir de contrôle - et si nous-mêmes n’en avons pas de bien définies, comment fixer celles des entreprises et des États ? Qui assume la responsabilité de propos ou d’images qui, distribués de manière automatique un peu partout sur la Toile, deviennent pratiquement impossible à retirer de la circulation ? Comment mémoriser ce qui en vaut la peine et charitablement oublier les propos de potache qu’on pourrait ressortir dans 30 ans, quand leur auteur sera devenu ministre ? Les skyblogueurs qui se lâchaient sur leurs professeurs pensaient s’adresser à leurs copains : comment leur faire comprendre et même admettre qu’ils sont régis par la même loi qu’un grand média ? Bref, comment voir, comprendre, mesurer, oublier, exprimer, réguler l’impact public de pratiques “presque” privées, l’impact privé de pratiques “tout juste” publiques ?

Difficile. D’autant que ces pratiques ne disent en général rien d’elles-mêmes, qu’elles ne se théorisent pas toutes seules. À nouveau, le skyblogueur qui parle de la musique qu’il aime et de l’école qu’il n’aime pas, le grand-père qui ouvre sur Flickr un espace dédié aux photos de ses petits-enfants qui deviendra un vrai rendez-vous pour la famille élargie, ne songent nullement à l’impact social de leur pratique personnelle. Ce qu’ils font est neuf et précieux pour chacun d’entre eux ; crée du lien social ; enrichit (ne serait-ce qu’un petit peu) la base d’information brute de l’internet... mais il serait bien difficile d’en tirer une histoire édifiante. L’EntreNet n’est pas un projet, il ne traduit aucune intention cohérente, il véhicule sans sourciller des merveilles, des horreurs, des idées et des bêtises. Il n’est pas non plus égalitaire : la surface qu’il emplit doit se penser en relief, avec de plates savanes, des gouffres sombres et des montagnes denses et lumineuses concentrant liens, trafic, notoriété. L’EntreNet est souvent marchand, au sens, en tout cas, où il s’appuie le plus souvent sur des outils, services et plates-formes à but tout ce qu’il y a de lucratif. Bref, décrire, comme le font souvent les Américains, le “web social” sous le seul prisme communautaire et démocratique permet de raconter une belle histoire, mais ne rend pas compte de la réalité quotidienne de l’immense majorité de ceux qui y naviguent.

Qui sont-ils, d’ailleurs, ces habitants de l’EntreNet ? Autre question importante. La plupart des internautes appartiennent “un peu” à l’EntreNet - via leur petite page, leur participation à des forums, leur espace sur un site de partage de photos, leur usage de MSN... En revanche, ceux qui y appartiennent “beaucoup” - qui bloguent activement, qui organisent une partie significative de leur existence sociale en ligne, qui partagent la plupart de leurs actifs numériques... - sont vraisemblablement encore peu nombreux, peut-être 10 millions, soit 1% du total des internautes. Et plutôt 10 millions d’hommes, assez jeunes, d’un haut niveau d’éducation, vivant dans des zones géographiques connectées au haut débit. Nous connaissons tous des contre-exemples, bien sûr, mais la question demeure : la pratique des “entrenautes” les plus actifs a-t-elle vocation à diffuser ou restera-t-elle cantonnée à l’univers, simplifions, des accros et des geeks ? Jusqu’où, et au bénéfice de qui, l’EntreNet contribuera-t-il à étendre l’univers des liens “faibles” et des informations partagées ? Si l’EntreNet a un impact démocratique, cette démocratie est pour l’instant quelque peu censitaire.

Il paraît d’ailleurs étonnant qu’au sein de la communauté “web 2.0″, culturellement plutôt proche du logiciel libre, l’on s’inquiète assez peu qu’à la faveur de la transformation des logiciels en services, les agrégateurs de nos liens sociaux se nomment aujourd’hui Yahoo ! (propriétaire de Flickr et del.icio.us), Google (propriétaire de la plate-forme Blogger et du réseau social Orkut), AOL, MSN, eBay...

La conversation continue

Il ne peut pas aller sans conséquence qu’un adolescent sur deux considère comme normal le fait de publier ses intérêts, expériences, désirs, délires et détestations ; qu’il se crée un blog toutes les secondes ; que le statut naturel d’une publication soit de s’ouvrir à l’échange avec ses lecteurs ; qu’il soit possible de rendre toute sa vie publique et qu’il se trouve en plus des gens pour s’y intéresser au point de la commenter ; que des communautés naissent, agissent, meurent, mutent en ligne tout le temps, transcendant les frontières géographiques, culturelles ou professionnelles ; que tous les albums photo du monde deviennent accessibles en ligne ; que le fait de mettre à disposition ses boîtes à outils d’informations et de relations devienne une sorte de norme sociale...

Il ne s’agit pas d’affecter a priori cette évolution d’un signe positif ou négatif, mais de la constater et de la prendre au sérieux. C’est pourquoi nous lui avons cherché un nom et l’avons nommée EntreNet [*].

L’EntreNet est le lieu de cette conversation que nous décrivions en entrée. C’est ainsi qu’à la suite du Cluetrain Manifesto, les blogueurs d’entreprises parlent de ce qu’ils font, de la relation qui s’établit avec leurs clients : comme d’une “conversation”. Ils ont raison. Il s’agit bien d’une conversation, rien de plus (une révolte) ni de moins (une ratiocination). Mais quelle conversation ! Infiniment bruyante, désordonnée, bourdonnante, fractale, mondiale et villageoise, continue et hachée, inégale, débordante et pour toutes ces raisons, puissante et créatrice. La conversation dont émerge une société nouvelle - ou dans laquelle s’étourdit celle d’aujourd’hui ?

L’EntreNet est une intuition un peu instruite, une idée à habiter ou à démystifier. Nous avions le sentiment qu’une pratique nouvelle émergeait et qu’elle avait besoin d’être décrite. Cet article présente de nombreuses imperfections. Il considère sans doute comme neuves des choses tout à fait classiques ; il néglige sûrement des faits importants, des pratiques ou des initiatives autrement plus significatives que celles dont il rend compte ; il ne prend pas assez position. Etc. Si vous considérez que l’idée d’EntreNet est féconde, aidez-nous à l’enrichir et à la raffiner. Si vous considérez qu’elle ne l’est pas, aidez-nous à ne plus perdre de temps à l’entretenir ! Dans tous les cas, merci d’avance.

Quantifier l’EntreNet ?

À notre connaissance (incomplète - toute indication sera la bienvenue !) il n’existe pas d’étude quantitative globale du “web social” (sans parler d’EntreNet, puisque le terme n’existait pas encore). Les ordres de grandeur qui suivent décrivent plutôt des supports et ce l’on désigne aujourd’hui comme “web 2.0″. Ils doivent être considérés comme de simples indications.


- En janvier 2006, Tecnorati suit 27,2 millions de blogs et estime qu’il s’en crée un par seconde. La moitié environ de ces blogs sont toujours actifs 3 mois après leur création. 1,2 million de billets sont publiés chaque jour. 400 000 d’entre eux sont catégorisés par des mots-clés (tags), ce qui signifie qu’ils sont ouverts à des formes de recherche agrégée et de partage. Il y aurait entre 2 et 3 millions de blogs francophones actifs, attirant entre 6 et 7 millions de visiteurs par mois.
- En décembre 2005, Nielsen/Netratings (.pdf) estimait que les dix premiers sites de “communautés” (réseaux sociaux plates-formes de blog, etc.) étaient consultés par la moitié des internautes britanniques (soit 13,5 millions de personnes) et représentaient 1,8 milliards de pages vues par mois. Plus important, ces sites sont visités très souvent et leurs visiteurs y consultent beaucoup plus de pages, en moyenne, que sur les autres sites de médias ou de commerce.
- En aoôt 2005, Nielsen/Netratings (.pdf) estimait le trafic aux États-Unis sur les sites de partage de photos à 14,3 millions de personnes et celui sur les blogs à 29,3 millions de personne, soit 20 % des utilisateurs actifs du web.
- Toujours selon la même source (.pdf), la moitié des internautes américains utilisait RSS en août 2005, mais plus de 80 % d’entre eux n’en avait pas conscience : les sites et portails qu’ils consultent utilisent ce format d’échange sans nécessairement l’annoncer. Ceux qui connaissent RSS sont plutôt des hommes (78 %) de profil souvent technicien, dont la moitié sont connectés à l’internet depuis plus de 10 ans.
- Selon le Pew Internet & American Life Report, 57 % des ados américains créent du contenu sur l’internet (au travers d’un blog, en partageant des photos ou des films, etc.) ; un Américain sur six a déjà vendu quelque chose en ligne ; 34 % des adultes utilisent un service de partage de photos, 30 % ont déjà évalué une personne (par exemple un vendeur sur eBay) ou un produit, 9 % ont créé un blog, 47 % utilisent la messagerie instantanée.
- En novembre 2005, Flickr annonçait 1,5 millions d’utilisateurs actifs et 60 millions de photos téléchargées, dont 80 % pouvaient être vues par n’importe qui.

Cet article est initialement paru sur le site InternetActu.net le 27 février 2006 : http://www.internetactu.net/?p=6350.

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[*Le concours pour un équivalent anglais est ouvert : InterNext (marque déposée) ? Kinternet ? Beetweb ? InterNear ? Twixternet ? Twinternet ?...