Si la musique, par la nature et la place qu’elle occupe entre tous les arts tant par ses modes de production, de reproduction ou de distribution, est la première touchée, c’est l’ensemble de nos pratiques culturelles et institutionnelles qui sont à court terme concernées [*].
La technologie numérique et l’interactivité qu’elle induit nécessitent ardemment de reconsidérer les relations artiste/œuvre/public telles qu’elles ont été instituées, sur le mode de la séparation, il y a vingt-cinq siècles, lors de la naissance du théâtre et de la démocratie.
Ce processus engage la responsabilité de tous, gouvernement et citoyens, pour le respect des libertés constitutionnelles fondamentales de chacun.
Nous, artistes et citoyens, appelons les gouvernements et les médias de masse à faire toute la lumière sur les véritables enjeux que comporte ce débat, à tout mettre en œuvre pour que la Démocratie ne soit pas confisquée au profit d’intérêts privés sous le prétexte honteux de préserver les intérêts des artistes.
Un véritable débat doit être mené et des actions entreprises aujourd’hui pour réactualiser la place des usages artistiques dans la société, expliciter les véritables enjeux que recouvrent historiquement la relation public/artiste dans le fonctionnement démocratique. Il en va de la paix sociale et de légitimité même du politique.
Anti-DADVSI : quelques informations et initiatives à considérer
la pétition d’eucd.info contre le projet de loi DADVSI ;
la pétition des enseignants, chercheurs et étudiants “Pour un accès à la connaissance sans exception permettant la libre production du savoir scientifique” ;
le site de l’interassociation archives, bibliothèques, documentation et sa pétition nationale : DADVSI ;
STOP-CPE : un collectif unitaire anti-CPE ;
le collège autoproclamé des médiateurs désobéissants et aussi le tag collegedesmediateurs sur del.icio.us ;
les téléchargements : débat .FRancais ou guerre .COMmerciale ?, le blog indépendant ;
la pétition de l’alliance public.artistes pour la licence globale ;
le dvd DADVSI, il s’est passé quelque chose, décembre 2005, épisode 1 promu par http://www.eucd.info, http://www.framasoft.org et http://www.musique-libre.org ;
le choeur Anti-DADVSI écrit par lacrymosa, en copyleft évidemment ;
les explications détaillées sur le droit d’auteur et les droits voisins dans la société de l’information par wikipedia ;
le DADVSI pour les nuls par la ligue Odebi ;
pourquoi le logiciel vlc media player est en danger, par son équipe de développement http://www.videolan.org/team/ ;
la méthodologie de Coagul pour défendre les groupes d’utilisateurs de logiciels libres ;
une analyse fouillée d’Hervé le Crosnier, parue aussi sur le site Open-Files : regarder les deux, les articles contextuels diffèrent ;
le suivi consciencieux des débats parlementaires sur Ceci n’est pas un blog ;
l’intéressante tribune libre, DADVSI, entre farce et carnage, signée C. Espern et F. Couchet et publiée par PC Inpact, ainsi que les très nombreux commentaires qu’elle suscite ;
le travail de Roberto di Cosmo qui, à l’instar d’Etienne Chouard lors du débat autour du référendum pour la constitution européenne, essaie de poser simplement les bonnes questions en apportant des éléments concrets au débat. Cosmo a calculé, recalculé, exhumé les chiffres traduisant les circuits de rémunération des artistes. Lire d’abord sa lettre ouverte à Eddy, puis une interview publiée sur le site de l’internaute
Un article de Michel Alberganti, journaliste au Monde, vite avant qu’il rejoigne les archives payantes du quotidien du soir.
deux blogs de la « section internet de la fédération de Paris du PS » : l’ancien DADVSI et le nouveau DADVSI ;
28 sites pro-Mac en grève le 28 mars pour 24 heures, tel que signalé par Ratiatum ;
un flash-mob convoqué pour le 22 mars ;
...