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Le jour où notre disque dur aura disparu

mardi 3 mai 2005, par olivier ertzscheid

Ce point de vue d’Olivier Ertzscheid est d’abord paru dans l’édition du 21 avril 2005 du quotidien Le Monde. Elle peut être consultée sur le site du journal, par tous actuellement et bientôt par les seuls abonnés à l’édition électronique, à l’adresse : http://www.lemonde.fr/web/article/0.... Il est reproduit ici avec l’accord de son auteur.


Quand les moteurs de recherche sont venus indexer le contenu des disques durs, je n’ai rien dit parce que ce n’était pas mon disque dur. Quand ils sont venus regarder le contenu des courriels pour afficher des publicités en rapport avec leur contenu, je n’ai rien dit car ce n’était pas mes courriels. Quand ils ont commencé à numériser des livres et à en proposer des extraits en finançant l’opération grâce à la pub, je n’ai rien dit car ce n’était pas mes livres.

Et puis, quand le disque dur de mon ordinateur ayant disparu je n’ai plus eu d’autre choix que de m’en remettre à des services distants en ligne, quand ma machine n’a plus été qu’une clé d’accès à mes espaces informationnels on line, je n’ai rien eu à dire, car il était déjà trop tard.

Scénario impossible ? Demandez à Microsoft (MSN), à Google, à Yahoo !... Ces trois géants règnent sur le web, où ils se livrent à une concurrence acharnée. Tous trois tirent l’essentiel de leurs revenus des liens publicitaires qu’ils déclinent et de leurs services : création de blogs, courrier en ligne, échange de photos, recherche "locale" sur les disques durs, etc. Avec, chacun, l’ambition de devenir le portail web unique et universel.

Pour cela, il faut que ces services soient autant de ponts entre trois espaces bien distincts : d’un côté le web public, de l’autre le web privé (courriels, forums, listes de diffusion...), enfin notre "monde informationnel personnel", enfoui dans les mémoires de nos ordinateurs.

Ces trois espaces n’en forment déjà plus qu’un. Ils sont tous entrés dans la sphère marchande, bouleversant notre rapport intime à l’information, transformant aussi les relations que la planète connectée entretient avec la connaissance.

Les exemples abondent. En installant sur un ordinateur le logiciel gratuit Google Desktop, celui-ci "indexe" la totalité des documents contenus sur le disque dur. Il suffit ensuite, pour les retrouver, de saisir un mot-clé, comme on a l’habitude de le faire pour chercher un document sur le web. Cette indexation permet, lors d’une recherche classique sur Google, de voir apparaître ses propres documents en tête des résultats, suivis de ceux trouvés sur le web. De la même manière, lorsqu’on consulte ses mails en ligne, une série de liens commerciaux s’affichent, en rapport avec le contenu des messages personnels que l’on a reçus.

Pour l’instant, l’usager est encore "gagnant", profitant gratuitement d’un gigantesque espace de stockage en ligne pour ses mails. Lorsqu’il lance une recherche sur le web, il n’est pas fâché non plus de voir surgir un document oublié dans les tréfonds de son disque dur. Mais ces services ont une contrepartie : documents de travail personnels, messages privés, publicités, marketing ciblé et pages web sont d’ores et déjà intimement mêlés. Libre à ceux qui refusent ces atteintes collatérales à leurs vies privées de ne pas utiliser lesdits services.

Qu’adviendrait-il si nous n’avions plus le choix ? Si les disques durs disparaissaient au profit d’espaces et de services d’information exclusivement "en ligne" ? Dès l’apparition des bases de données, certains s’étaient inquiétés de l’externalisation de nos mémoires. Encore ne s’agissait-il que de mémoires "documentaires". Aujourd’hui, Google offre gratuitement deux gigaoctets de stockage on line aux usagers de son Gmail. Ses concurrents vont en faire autant. Car l’augmentation exponentielle des capacités de stockage permet aux majors du web d’offrir à leurs clients des espaces de dépôt gigantesques.

Anticipant cette évolution, Larry Ellison, PDG d’Oracle, annonçait, en 1995, que le network computer (l’ordinateur en réseau) remplacerait un jour le personal computer (le PC). Et qu’il faudrait nous contenter d’ordinateurs "boîtes noires", simples espaces disques, sans quasiment aucun logiciel. Des machines qui se borneraient à nous mettre en relation avec nos données personnelles disséminées sur le web, via un simple navigateur.

IBM et d’autres grands constructeurs travaillent activement sur des solutions de stockage virtuel pour les grandes entreprises (storage virtualization) et Apple propose son "Mac Mini", qui n’est déjà plus qu’une simple "boîte noire", sans écran ni souris. Désormais, ce n’est plus de l’anticipation. Nos disques durs sont prêts pour ce grand saut. Déjà indexés, leurs contenus seront demain entièrement et peut-être exclusivement disponibles en ligne.

A la fin du XIXe siècle, le bibliographe belge Paul Otlet souhaitait réunir dans un même lieu, baptisé Mundaneum, toutes les connaissances du monde. Aujourd’hui, les grands espaces du web mettent cette utopie à portée de main. La bibliothèque universelle regroupant tous les savoirs est pour bientôt. Google, mais aussi Yahoo ! s’y emploient, avec leurs projets pharaoniques de numérisation d’ouvrages de bibliothèques publiques. Comme viennent de le comprendre les Français, la question n’est plus de savoir s’il faut en être ou non. Il le faut !

L’inféodation de notre culture à une vision "américano-googléenne" du monde est, certes, une perspective alarmante. Mais là n’est pas le danger principal. Plus que la numérisation des livres, c’est la collecte de nos informations personnelles qui intéresse Google, Yahoo ! et MSN. Avec quelles garanties pour l’internaute ? Et quelles perspectives pour le web si la Toile n’est plus qu’une gigantesque base de données répartie entre les mains de deux ou trois majors ? Des sociétés dont l’ambition est d’"organiser" l’information à l’échelle de la planète en construisant leur Mundaneum sur les fondations de Wall Street.

Avec l’étroite interpénétration de ces trois sphères, publique, privée et commerciale, qui décidera des espaces où s’affichera ou non la publicité ? Comment arbitrer entre les impératifs commerciaux et les intentions culturelles ? Selon quels critères et sous la responsabilité de qui ? La marchandisation de nos mémoires, non plus documentaires mais intimes, se profile à l’horizon. Il vaut mieux le savoir.

Messages

  • Bonjour,

    Oui, cela semble inéluctable. Evident même, pour beaucoup des lecteurs de ce site... Pour ma part j’aurai presque hâte. Hâte de voir au quotidien le résultat de l’addiction provoquée par ce lien permanent entre la vie des hommes et leur réseaux d’informations. J’en sourit à l’avance.

    Je ne sourirai pas de voir l’éducation des enfants assuré quotidienement par le jeux des interêts mercantiles des éditeurs et autres diffuseurs de "produits culturels".
    Je ne sourirai pas devant la facilité de ces ex-citoyens pour apprendre. Apprendre à trouver confortable 90% des services fournis de la sorte, à raler sur les 5% qui ne sauront pas montrer un peu de modération, et à débattre sur les 5 derniers qui marqueront la marge d’un abus éventuel.
    Je ne sourirai pas de plus avoir de sujet de conversation avec ceux de mes compatriotes qui se seront spontanément abreuvés de ce liens que j’aurai depuis longtemps coupé.

    Mais je sourirai de ces (futurs) touristes. Oreillettes bluetooth, écran ouvert sur les news, les instructions du Guide du Lonely Routard Numérique, les prévisions météo, le visiophone avec la famille, le camescope pompant leur souvenirs vers le net, le lexique à interface vocale pour demander une soupe à un marchant éxotique,... Autant de lobotomisés d’un autre monde voyageant dans un couloir d’attractions touristico-mercantiles façonnées à la démesure de leur cécité. Couloir hermétiquement clos par les murs du désir fabriqué par la consultation préalable des résaux de médias-informations. Une plage, un coucher de soleil, un marché bondé de gens souriants, une jolie pépette... Dailleurs, c’est à la suite d’un publi-reportage sur Chiang-Mai-Thailande, qu’il à cliqué son billet de voyage prédigéré, pardon, organisé.

    Oui, Je sourirai, en papotant avec mon voisin qui reviendra de son job. Il sera figurant en costume traditionel Lahu bien qu’il soit Môn, dans une gallerie marchande de souvenirs formatté en 67 langues, directement dowloadables depuis les bornes qui lui servent de comptoir. Il à été choisi pour son talent à connecter un ANS (Apple Nokia Sony) 22331.2 à une console X-windox-6 sans passer par l’interface officielle trop coûteuse pour son patron chinois. Sa fille travaille dans un restaurant ou le curry traditionel C22 est servi en 4 goût et 3 versions suivant la nationalité du client et l’idée qu’il se fait du terme piment... Avec ce job elle à accédé au crédit avec lequel elle vient de s’offrir un ANS-Paribas. Tout en bossant, un oeil sur son bigo rose fluo, elle peu jouer à la roulette sur les bourses russes tout en alimentant trois Chat avec des blaireaux européens qui rêvent des ses jolis yeux, de son petit cul. Elle les aiment bien. elle les as choisis. Ils ne débarquent que 3 semaines par an, se persuadant d’être unique dans son coeur, contribuant mensuellement en Euros-dollars. Elle est très fière de pouvoir contribuer à la maison de ses grand-parents. Ses parents sont très fiers d’elle aussi. Elle travaille dur. Ils sourient.

    Petit prince touriste demande un voyage. Voilà un cable. Tu peux te le mettre dedans lui répond le rézo.
    L’autre est devenu une adresse IP ou un sourire de vendeur rassurant.
    Touriste et heureux. Il rentre chez lui et tout est pareil, mais il retrouve enfin un débit plus civilisé. Il retouve sa fille de deux ans. endormie tendrement, la manette de console encore dans sa petite menotte, les yeux déjà cernés. Il sourit.

    Oui, Je sourirai, car ici c’est comme ça que l’on cache poliment que l’on est triste. Ici et ailleurs.

    C’est pas de la SF mon pote. Viens faire un tour par ici. Fais un pas de coté. regarde. Tu apprendras à sourire toi aussi.

    Yorick, depuis Chiang Mai, Thailande.

    PS : désolé pour les fautes, mon correcteur n’est pas là pour me préserver d’exposer mes faiblesses. La honte quoi ! ;-)

    • Très bien écris,
      clic article "technique", clic quelqu’un écrit bien et vous laisse songeur

    • Reprends ton petit bout de littérature, et fais en au moins un roman. Ça me semble une bonne idée. Amitié du bout du monde...

    • Je suis désolée, mais je suis tombé sur votre message par hazar.
      Je suis thaï, et ma petite soeur est restée au pays. Comme vous le décrivez, elle à parfois la visite de "petits amis". Elle les à "choisi" par rapport au compte en banque, pas pour le physique, les filles qui font cela n’en sont pas contente, elles savent que cela reste de la prostitution (mais elles ont besoin d’argent) elle prefereraient gagner cela autrement. Nous Thaî, avont la dent longue en bizness et les filles rêvent de reussite "propre". Et puis c’est toleré en thailande, mais pas forcement bien vu, vous avez un regard condescendant d’occidental, "les blaireaux" comme vous dite, sont aussi au courant de leur situation. Vous êtes thai aussi ?

      Seï.

    • Sawasdee krap !

      Puis-je commencer par exprimer mon admiration quand à la qualité de votre français ! Tant écrit que lu. Mon texte est un peu touffu et alambiqué, pour ne pas dire tordu. Je serai fier, le jour ou je pourrai lire et parler le Thaï de cette manière. Je n’en suis encore qu’aux "go gaï Kho Khaï" et à m’arracher le poils de la barbe sur les voyelles composées, les phrases amalgamées et les Sala O ou Sala A qui se sont envolées.... Et je crois le français une langue bien difficile... En témoigneront mes fautes d’orthographe. ;)

      Je suis heureux que vous soyez tombé sur cette contribution et de pouvoir lire votre réaction.
      Vous parlez de votre petite soeur, et je comprend. Vous comprendrez aussi qu’il serait douteux de faire des généralité à partir du personnage de mon petit texte. Mon personnage est ici du genre à jongler avec ses Gikhs, comme j’en connaît certaines, en les maintenant dans une ignorance qui paraît parfois stupéfiante. Je trouve personellement que si les petits amis de votre soeur sont au courant de la situation, c’est qu’elle est d’autant plus respectale dans un exercice que j’éloignerai de plus en plus de la prostitution. Donc, je ne parlais pas de votre sœur dans mon texte.

      Mais par ailleurs vous avez bien raison. Je suis condescendant à l’égard de mon personnage farang "le blaireaux".
      Voyez-vous, dans ma pratique quotidienne de la méditation et du massage traditionnel, je cultive Meta. Loving kindness, une certaine compassion bienveillante. Et je ne juge plus que très rarement celui qui est allongé, dans ses désirs tyraniques, ses peurs étourdissantes et ses douleurs à vivre l’impermance. Je cultive tous les jours, petit à petit une présence dont les caractéristiques semblent bien loin du mépris que j’exprime dans ce texte.

      Encore une fois vous pourriez aussi y voir une fiction destiné à faire penser autour d’une vision particulière d’un problème au facettes multiples et non mon opinion. On notera au passage au combien difficile il est de prendre recul sur la lecture d’un média.

      Pourtant, oui, victime de mes propres certitudes, la naïveté de mes collègues farangs me sidère. La manière dont ils voyagent me déçoit. Esclaves de leurs attentes, ils ignorent simplement le plaisir d’apprendre et de découvrir le monde autour d’eux. Comme tente de l’illustrer mon texte, Le désir formatté du touriste l’éloigne du pays qu’il visite. Les moyens technologiques de consomations de l’information attisent ce feux dévorant et alliénant. Le temps, le risque de la rencontre, le risque de se perdre, le risque de se (re)trouver, le risque d’apprendre de l’autre, sont systématiquement réduite au planifié, au prévu, au format de l’emission TV, à la photo du magazine, au point de vue marketté qui se fait référence... Et oui ils sont souvent ici aussi peut-être au courant de cette situation. Et cela ne les gènent que très rarement. ils ont tous leur définition de l’authentique ou du lieu où il y pas de touristes. Nous pensons échapper à la règle. mais c’est la réalité de chacun. Je n’ai rien contre ce blaireaux en lui-même. Je suis le blaireaux d’un autre.

      Mais c’est l’impact d’un tel comportement sur les cultures visités qui garde cette étrange capacité de soliciter ma colère et mon mépris. Car comme vous le savez, futés en affaire, les Thaïs par exemple, présentent à l’acheteur ce qu’ils pensent qu’il désire. Et voilà le pays entier, la culture profonde de peuples, représentés mondialement par des produits adapté à la demande pathétique et planifié du touriste innoncent. Ceci à l’image de l’Artisanat qui était l’œuvre d’artistes originaux vivant de l’expression de leur culture à travers leur propre créativité. C’est aujourd’hui un terme décrivant un objet manufacturé en masse et qui de part ses qualité esthétiques et éxotiques peux satisfaire à l’idée que se fait le touriste du concept flous "artisanat". Plus sa colle avec cette idée constituée avant l’aéroport de départ, plus ça va vendre.

      Cher (chère ?) Seï, j’aime la Thailande et la culture thaïe. Je ne cessse d’enrichir au quotidien ma notion du kreng jaï, de cultiver sati et meta et de participer à la vie de mon pays d’adoption. Mais la Thailande à travers sont industrie principale, le tourisme, s’identifie dangereusement à ce qu’elle produit.

      Un home ne désire pas se qu’il ne connaît pas. Alors qu’il a encore plus besoin de satisfaire intensément ses désirs qu’il n’a de cultiver l’art de les construire, il aime la facilité. Il se fait une idée, au préalable. Une idée qu’il part satisfaire. par exemple en Thailande. Une idée construite à coup d’informations, de médias. plus le média ou le medium est riche, plus l’idée est forte. Plus l’idée est forte plus le désir est tenaillant, plus le plaisir est supposé intense.

      Ce que devient la Thailande est dicté par le désir technologiquement exacerbé d’un homme ou d’une femme qui n’as pas encore mis les pieds sur le sol Thaï. ce que devient la Thailande est naïvement ce que les thaïs pensent que les farangs ont besoin d’acheter. Le commerce irrigé en mode de vie est aujourd’hui l’idéologie doucement totalitaire qui à travers la religion du nouveau et du progrès technologique amenuise chaque jours la mémoire et le respect des jeunes thais pour leur propre culture. Leur culture qui comme des centaines d’autres font partie du capital de l’humanité et nous définis en tant qu’homme. Notre culture.

      En bref, très très rares sont les médias, les vendeurs de souvenirs ou de voyages, qui ont les moyens de la remarquable honêteté de votre petite sœur.

      ...

      Par ailleurs je vis à Chiang Mai, je serai très heureux de vous rencontrer et partager avec vous cette formidable aventure qu’est une autre culture. Ne soyez ni timide ni trop victime d’un kreng Jaï injustifié. yorick@yorick.net. +66.(0)9 835 44 28. Je serai aussi très heureux de rencontrer votre sœur si elle est dans la région. J’aimerai sincèrement, et très respectueusement mieux comprendre son mode de vie. Si elle à envie d’être mieux comprise et de partager bien sûr... J’ai quelques anecdotes qui la feront sans doute sourire... Et par la même occasion elle pourra rencontrer un couple franco-thaï heureux qui à réussi à faire son chemin malgré les difficultés et les préjugés que l’on connaît.

      sincèrement, Yorick.

  • C’est quoi ce délire ? Un Mac Mini est un Mac comme les autres. Si, sous prétexte qu’un ordinateur est vendu sans écran et sans souris on nous ressort le concept de "boite noîre", alors l’Apple I pouvait avoir le même qualificatif en 1976.
    De plus, au même titre qu’une boîte noire est en réalité orange, le Mac Mini est plutôt blanc.
    Plaisanterie mise à part, l’article reste très approximatif et manque singulièrement d’inspiration, ce n’est même pas digne d’un mauvais auteur de S.F.
    Quid de la cryptographie et de toutes les preuves que par le passé, toute tentative de prise de contrôle d’un média a été systématiquement contournée ? Dès qu’on invente un moyen technologique pour nous imposer un message commercial, on invente obligatoirement le moyen technologique de s’en affranchir.

  • Les applications pratiques sont déja en cours : le DMP dossier médical personnalisé.
    Le dossier médical (quel symbole) est ce qui représente le plus privé d’un individu sera sur un site externe consultable par de nombreux individus à des niveaux différents mais quelle sécurité est infaillible ?

    On pourra connaître la date de votre première dent, si vous avez fait pipi au lit jusqu’à 14 ans ect. ect. quel plaisir pour les assureurs, d’ailleurs cela est mis en place par l’assurance maladie sous l’hypocrite prétexte de rendre service aux patients et aux médecins alors que le but caché est le flicage en controlant l’information

    Les disques durs des médecins ne contiendront plus que des MP3 ou des vidéos suivant leur goût pour les distraires ou les relaxer entre deux patients.

  • Je suis assez d’accord avec le risque que présente la direction prise actuellement. Cette direction est d’autant plus inquiétante qu’elle est déterminée par un tout petit nombre d’entreprises qui sont en situation de qusi monopole. Comme le moteur de ce monde est le profit ( à tous prix !) quand on m’offre quelque chose de gratuit je suis très circonspect, je paye certainement ailleurs et sans forcémment le savoir....
    Juste une remarque : le Mac mini est une unité centrale (certes mini) comme les autres ordinateurs, en quoi est ce une boite noire ?

  • ... alors, réellement terminée notre vie privée sera !

    Que certains glosent sur le fait que c’est déjà bien commencé, cela n’empêche quand même pas de pouvoir et vouloir protéger notre savoir, nos connaissances. Si je ne veux pas que mes créations soient indéxées par des entreprises qui s’occupent de piller consciencieusement les connaissances pour pouvoir les revendre ensuite, se faisant des plus-values gigantesques sur le dos de moutons bienveillants, alors je ferais en sorte qu’elles ne le soient pas. Déjà ça m’énerve d’échanger des courriels que tout un chacun peut lire, ce dont certains ne se privent pas par une indexation systématique de tout ce qui circule sur l’internet, comme AOL qui conserve pieusement les échanges de ses abonnés à toute fins utiles, comme Microsoft largement enchevillé avec la CIA et le système échelon, et Google qui demande gentiment aux gens de bien vouloir lui confier leurs économies (façon de parler, c’est une image). Si l’on prend les gens pour des cons et qu’ils sont d’accord, alors il ne faut pas s’étonner que les requins se jettent sur cette mane providentielle. Déjà, ça m’énerve de laisser en dépot mes idées sur mon blog, mais là, je l’ai bien voulu et je suppose que ça n’est pas vital pour moi. Déjà, ça m’énerve de laisser toute l’infrastructure de mes sites chez des hébergeurs, mais je suis supposé leur faire confiance afin qu’ils ne laissent pas n’importe qui venir piller mes idées. Mais aller mettre les contenus de tous mes tiroirs et placards dans un garde-meubles, alors là, il ne faut pas y compter.

    A quand on me demandera gentiment de mettre mon cerveau en dépot, arguant que c’est plus pratique et moins cher ?

  • Le Mac mini n’a vraiment rien à voir avec ça... le minitel peut-être, d’ailleurs on est passer à côté d’une sacré dictature de l’info avec le minitel, quand j’y pense.

    • je me rappels de pub des année 96/97 d’aol et des affiches grand format de 98/99 d’universal qui disait on va vous faire aimé l’informatique et les pubs aol qui montraient
      des hommes genre police futuriste rentrée chez des gens par effraction et jeter les ordinateurs par la fenetre comme les nazis ont jeté les livres un jour, la phrase de fin de spot etait ne croyez vous pas ce qui a été fait un jour ne pourra etre refait un truc du genre, dommage que personne se souvienne de sa car le jour ou nos données auront disparues il sera trop tard car les dvd ne se mangent pas :)
      http://dj.kenbarbie.ifrance.com

      mlh

      Voir en ligne : je me rappels